Poser des panneaux solaires photovoltaïques sur la toiture de son immeuble permet de produire de l’énergie électrique d’installation pour tout ou partie de ses besoins à des conditions financières particulièrement intéressantes, quoique récemment révisées.
Encore faut-il réunir les conditions optimales et savoir du projet s’entourer de spécialistes : ce dossier expos le mode d’emploi de la production d’énergie solaire dans les copropriétés et les associations syndicales de propriétaires.
Ce dossier examinera successivement :
1 - Le fonctionnement d’une installation solaire photovoltaïque
2 - Leurs conditions de fonctionnement optimales
3 - Les étapes du projet
4 - L’impact écologique
5 - La rentabilité économique
L’eau, c’est la vie, nous le savons tous.
Le monde a fini par le reconnaître et sa disponibilité et son assainissement sont devenus des objectifs du millénaire. Le monde - pays riches et pays pauvres ensemble - s’est donné deux objectifs : réduire de moitié la proportion des personnes sans accès à l’eau et, depuis le sommet de Johannesburg en 2002, réduire de moitié la proportion de celles qui n’ont pas accès à un assainissement convenable.
L’eau et l’assainissement pour tous en Afrique un impératif incontournable.
Michel CAMDESSUS.
L'eau et la Copropriété.
Daniel BAULON.
L'’eau et l’homme sont consubstantiels. L’homme est principalement constitué d’eau et il a besoin de l’eau pour vivre. L’eau est donc un trésor pour l’homme, mais un trésor souvent dédaigné, car présent en grandes quantités et sous de multiples formes autour de lui. L’eau la plus abondante se trouve dans les océans, les mers et les glaciers, mais elle n’est pas la plus facilement disponible pour nos besoins quotidiens et son traitement est encore onéreux. L’eau n’est pas égalitaire. Elle se donne plus facilement dans certaines régions. Elle se refuse à d’autres qui sont souvent les plus pauvres.
Nous comptons parmi les populations les plus favorisées car nous disposons, en quantités suffisantes, d’une eau adaptée à la consommation humaine et d’un accès aisé.
Mais comme tous les humains favorisés, cette facilité nous a conduits à oublier de la respecter et de l’économiser. En accélérant notre destin par la croissance économique, l’eau s’est salie, polluée et s’est souvent vengée de la trahison de l’homme moderne à son égard. Elle nous rappelle que, si elle est à l’origine de notre vie, elle peut également préparer notre perte.
La plupart des responsables politiques sont aujourd’hui conscients que les habitudes des hommes dans leur relation à l’eau doivent être modifiées et adaptées. Le logement est sans doute un des lieux où l’homme rencontre le plus intime-ment
l’eau. Il la boit pour se régénérer, fait sa toilette pour entretenir son hygiène et son image et l’utilise pour évacuer salissures, déchets et déjections. Mais l’eau domestique, si familière, doit également être surveillée et modérée dans ses emportements. Les logements individuels et collectifs ont besoin d’un entretien régulier pour prévenir les dégâts des eaux, notamment pour maintenir leur étanchéité protectrice contre le déchaînement de la nature ou éviter, plus simplement, la fatigue d’une canalisation ou d’un joint. Les travaux contre nature ou effectués sans les qualifications nécessaires, au mépris de l’intérêt général, seront bannis. Les risques de contamination seront également strictement surveillés. L’eau dans les copropriétés, comme dans les logements individuels, qu’ils soient regroupés en lotissements ou dispersés, doit être comprise et respectée. Le but de ce dossier est de rappeler d’où vient l’eau, quels parcours elle utilise et quels risques elle peut générer dans la copropriété. Les copropriétaires ont, entre autres, pour responsabilité de gérer l’eau et les installations susceptibles de la canaliser dans leur immeuble et de l’utiliser avec mesure dans leur logement ainsi que dans les parties communes.
1 – Le circuit de l’eau vers l’immeuble
2 – Les canalisations d'eau froide dans la copropriété
3 – Le traitement des eaux usées
4 – Le prix de l’eau
5 – La répartition des charges d’eau
6 – Les dégâts des eaux
7 – L’eau et la santé
Le Grenelle de l’Environnement et les copropriétés.
Les dérèglements climatiques constatés depuis plusieurs années (tempêtes, inondations, tsunamis, fontes précoces des glaces) seraient, selon les experts, la conséquence du réchauffement de la planète, lequel aurait pour origine un taux trop important et croissant d’émissions de gaz à effet de serre (CO2). Une prise de conscience internationale a conduit la plupart des pays à se réunir dans le cadre du Sommet de la terre organisé à Rio en 1992. A cette occasion, les pays les plus riches, responsables des émissions de gaz à effet de serre les plus importantes, s’étaient déjà engagés à l’époque à stabiliser en 2000 leur taux d’émission par rapport à celui de 1990.
S’en est suivie en 1995 la mise en place de la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques qui a pour but de réunir tous les ans les pays participants afin de fixer des objectifs communs à atteindre pour lutter contre le réchauffement climatique. C’est notamment dans le cadre de cette convention que s’est tenue en 1997 à Kyoto au Japon la 3e conférence annuelle. Un protocole a été signé (plus connu sous le nom de Protocole de Kyoto) le 11 décembre 1997, mais il n’est entré en vigueur que le 16 février 2005. Pour la première fois, des engagements quantitatifs et contraignants ont été pris par les Etats, à savoir réduire d’environ 5.5% leurs émissions de gaz à effet de serre sur la période 2008-2012 par rapport à celles répertoriées en 1990. Cet objectif global est néanmoins modulé selon la volonté des pays (au moins 6% pour le Japon ou le Canada).
La gestion de la copropriété en Russie.
Les immeubles collectifs privés existent aujourd’hui dans toutes les villes du monde. La propriété privée du logement et la gestion des parties communes, sous diverses formes, posent des problèmes de vie courante, d’entretien des bâtiments et d’administration des services collectifs. Quel que soit le pays, il est important qu’une toiture soit maintenue étanche et que les escaliers soient régulièrement entretenus. Pour cela, les propriétaires ont dû s’organiser et les solutions adoptées par les législateurs dépendent de l’histoire et des traditions de chaque pays ainsi que de leur régime économique et social.
Dans le cadre de l’année franco-russe, il nous a paru intéressant d’étudier comment fonctionnaient les copropriétés en Russie par rapport au système français, pour essayer de comprendre l’origine des différences et la signification des tendances communes pour l’avenir.
Il est impossible de comprendre la situation actuelle dans le domaine de la règlementation de la copropriété en Russie, sans avoir une connaissance minimale de son évolution historique. Le système actuel de gestion des logements est, en effet, fortement influencé par le modèle soviétique.
I - LA COPROPRIETE DANS L’HISTOIRE RECENTE
Nationalisation des immeubles d’habitation : le point de départ a été la révolution de 1917. Elle a eu pour conséquence de supprimer la propriété privée, y compris pour les logements. Les immeubles d’habitation furent nationalisés. Beaucoup de grands appartements de luxe qui appartenaient avant la révolution à des aristocrates ou à des commerçants, ont été divisés en petites chambres. Celles-ci furent attribuées aux ouvriers dans le cadre de "logements communautaires". Des personnes sans aucun lien de parenté habitaient ainsi dans le même appartement et partageaient la cuisine et la salle d’eau qui étaient communes (ce type d’habitation existe toujours en Russie ; toutefois, il est devenu plus rare qu’à l’époque soviétique).
Au début, dans les années 1918 à 1921, les logements communautaires étaient gratuits car le gouvernement soviétique avait pour objectif d’abolir le système monétaire. Toutefois, quand il fut devenu évident que toute circulation monétaire ne pourrait pas être supprimée rapidement, un système de loyer fut mis en place.
Le retour à une solution de paiements pour le service de logement ne fut pas aisé. Il est toujours difficile de payer pour quelque chose qui vous a été octroyé gratuitement et qui ne correspond pas forcement aux meilleurs critères de qualité de vie. Pour cette raison, le gouvernement soviétique prit la décision de demander aux occupants un loyer symbolique qui devait ensuite être augmenté progressivement. L’Etat, était par ailleurs obligé de subventionner les charges que le loyer ne pouvait pas couvrir. Cet épisode dans l’histoire de la gestion du logement en Russie est très important, car à partir de ce moment les frais de maintenance des parties communes d’un immeuble ont été partiellement subventionnés. De plus, dans la mentalité des occupants cette situation était normale, puisque les parties communes de l’immeuble ne leur appartenaient pas.